Zinédine Zidane, le meneur de jeu du Real Madrid et de l'équipe de France, a accepté de sortir de son mutisme datant du match contre Chypre en se confiant au journal L'Equipe, publié le 18 octobre. «Heureux de la qualification, car c'était l'objectif fixé», le joueur reconnaît s'être mis à l'écart en raison de «toutes les choses dites autour de cette équipe. Nous étions fatigués, moi le premier, de parler à la presse.»
Zidane parle essentiellement de tous les commentaires après le match en Suisse (1-1). «C'est toujours embêtant d'écouter certains commentaires faits par des gens qui ne comprennent pas grand-chose au football. A la limite, de ceux qui savent ce qu'est ce sport, je veux bien entendre certaines choses... Mais que des personnes qui n'ont jamais tapé dans un ballon se permettent de parler de cette manière, c'est plus difficile à admettre. J'ai envie d'être polémique.» Le joueur ne souhaite toutefois pas entrer dans les détails et refuse de donner des noms.
«L'objectif de tout le monde a été atteint»
Première de son groupe, la France a donc décroché son billet pour l'Allemagne. Le but avoué des trois revenants, Thuram, Makelele et donc Zidane. «C'est ce dont nous avions envie : apporter quelque chose de plus à cette équipe. Nous sommes arrivés en chemin et l'objectif de tout le monde a été atteint. C'est le plus important.» Zidane revient ensuite sur la réaction de l'équipe après la qualification. Si les joueurs ne sont pas tombés dans l'euphorie, c'est simplement «parce qu'il est normal que l'équipe de France batte Chypre. Il ne fallait pas en faire trop.»
Enfin, Zidane estime que le match prévu contre le Costa Rica, le 9 novembre en Martinique en faveur des familles des victimes du crash aérien, «est une bonne initiative. Je crois que tout ce qui est fait pour ce genre de cause est important. Pas de souci.» Il redoute en revanche l'accumulation des matches. «Je ne suis pas fatigué mais gêné par ma blessure à l'adducteur droit et au pubis, un peu enflammés. Jouer tous les trois jours n'est pas idéal pour se remettre totalement.»
Il doit avant tout se préserver, comme il l'a fait en frappant souvent du pied gauche contre Chypre, dont un coup franc dans le mur. «C'est rigolo d'avoir été ridicule sur le coup.» Il acceptera donc sans problème de rester parfois sur le banc avec le Real, car il n'est plus capable «de jouer 60 ou 70 matches par saison, comme il y a dix ans. Et tout le monde doit penser "collectif" si nous voulons gagner quelque chose cette saison. A nous de conserver cette première place.»




